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Wario : Master of Disguise

Fiche du test
Noob Man
Par Noob Man
9/10
0 commentaire

Boite de Wario : Master of Disguise

Wario : Master of Disguise est un jeu qui se démarque de ses "ancêtres", les Wario Land classiques. Cependant, cette démarcation n'est pas spécialement mauvaise, car elle apporte un nouveau souffle à une série qui commençait à s'essouffler...



Le scénario est sympathique : Wario invente une machine qui lui permet de 'rentrer' dans la télévision et de détourner une série sur un grand voleur, le Blizzard Blanc. Il vole le sceptre magique de ce-dernier, prend le pseudonyme de Vent Pourpre et décide d'amasser le plus de trésors possibles. Cependant, au fur et à mesure, le scénario se compliquera un peu, car Wario apprend vite l'existence d'une Pierre à Vœux qui lui permettrait (comme son nom l'indique si bien) d'exaucer son vœu. Notre sympathique voleur pétomane et imbécile va se retrouver aux prises avec le Blizzard Blanc (alias Comte Canellonni), le grand Carpaccio et d'autres personnages tous plus barrés les uns que les autres.

Le jeu se subdivise en dix chapitres, chacun présentant un nouveau lieu et faisant avancer le scénario, par des dialogues, lesquels ont lieu en début et en fin de chapitre, mais également en plein milieu, s'il se passe quelque chose d'important. Et c'est là que l'on remarque le mieux la différence avec les Wario Land...


Le Musée


En effet, nous n'avons plus ici affaire à un jeu de plate-forme classique, mais à un jeu qui s'apparente à un jeu de réflexion, ce qui est une véritable révolution : un jeu Wario où on doit réfléchir, ça paraît absurde. Et pourtant...

Le sceptre magique dérobé par Wario lui permet de se transformer, et la découverte de certaines gemmes permettra d'agrandir votre panoplie de déguisements au cours du jeu, bien sûr pile aux moments où vous en aurez besoin. Ces déguisements, au nombre de huit, sont tous complémentaires et originaux : outre le déguisement de voleur (déguisement 'par défaut'), vous aurez droit au cosmonaute, au dragon, au peintre... Chacun accompagné de sa maniabilité particulière. La maniabilité est ici extrêmement efficace : vous utiliserez les croix directionnelles (si vous êtes droitier) ou les boutons A, X, Y et Z (si vous êtes... gaucher, étonnant non ?) pour vous déplacer, les transformations et utilisations des déguisements s'effectuant directement avec le stylet, sur l'écran tactile. Chaque déguisement est expliqué lors de son obtention par un petit tutoriel interactif, ce qui vous assure une prise en main immédiate et efficace. En effet, la maniabilité est quasi instinctive : on change de costume en quelques gestes rapides, et on effectue les actions spécifiques aux déguisements en touchant l'écran ou en tirant quelques traits rapides (ou en soufflant pour le costume de démon). La maniabilité est l'un des gros points forts du jeu, malgré quelques problèmes de reconnaissance par moments (entre cercle et carré notamment, ce qui peut être gênant), mais on s'y fait très vite et on enchaîne bien vite les changements de costumes hyper rapides et l'utilisation précise et efficace de leurs pouvoirs. Vous n'avez pas à vous en faire pour ce qui est de la maniabilité, donc, car elle est pour ainsi dire parfaite.

Cette variété des déguisements explique l'aspect "réflexion" du jeu qui prime sur l'aspect 'plate-forme' classique : les ennemis ne constituent pas une véritable menace vu que vous disposez de plusieurs pouvoirs vous permettant de les éliminer efficacement, et vous avez en outre dès le quatrième chapitre la possibilité de créer des cœurs de vie grâce au déguisement de peintre, aussi mourir au cours d'un niveau devient presque impossible. A la place, chaque niveau se décompose en trois grandes phases : résolution d'énigmes afin d'accéder au boss, combat contre le boss lui-même, et, en bonus, recherche de tous les trésors et de toutes les pièces possibles.


La résolution d'énigmes peut aussi bien vous faire avancer vers le boss que vous permettre de trouver des trésors en bonus...


La première phase, celle de résolution d'énigmes, voit sa difficulté croître petit à petit au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu : les niveaux deviennent de plus en plus alambiqués et complexes, et vous devrez parfois faire trois fois le tour du niveau afin de résoudre une simple énigme qui vous permettra enfin d'accéder au boss. Les énigmes exploitent toutes les pouvoirs des différents déguisements de façon très efficace : il vous faudra jongler entre vos différents pouvoirs et vous creuser la tête pour découvrir de nouvelles façons de les utiliser. Cependant, les énigmes ne sont pas non plus des casse-têtes, et une fois que vous en aurez passé une, vous ne risquez guère de coincer dessus...

Les énigmes sont de styles très variés : vous devrez par exemple activer plusieurs interrupteurs en même temps, ou bien trouver un moyen de briser une partie du décor pour atteindre une zone auparavant inaccessible. Certains mécanismes, assez sadiques, peuvent vous poursuivre pendant tout un niveau. Ainsi, dans le manoir hanté, si vous voulez rendre solides des blocs qui vous serviront de plate-formes, vous rendrez également solides et agressifs les fantômes qui patrouillent... Sans oublier que certains blocs peuvent bloquer votre progression. A vous de gérer ces aspects des niveaux pour progresser jusqu'au boss !

Les combats contre les boss sont quant à eux tout simplement dantesques et épiques. Les onze boss différents sont inoubliables, et cette partie du jeu peut parfois être plus longue que le niveau en lui-même, car chaque boss doit être battu d'une manière bien particulière. Vous êtes aidé dans le combat par des icônes indiquant quel déguisement doit être utilisé à quel moment, mais à vous d'exploiter ces indices pour défaire, en vrac, une fleur géante, des robots à chapeau ridicule, le roi dauphin...


Le Pharaon, un des onze boss du jeu.


La recherche de trésors est facultative, mais sachez qu'entre chaque chapitre de l'aventure, au menu principal, vous pouvez consulter un guide des trésors trouvés au cours de l'aventure, avec des descriptions souvent hilarantes et bien trouvées. Adeptes du 100%, la recherche de chaque trésor vous occupera pendant un temps non négligeable, car vous devrez revisiter à fond chaque niveau avec tous vos déguisements à la puissance maximale pour les débusquer.

A ce propos, les trésors ne s'obtiennent pas facilement : il vous faudra en effet forcer des coffres. Pour cela, vous devrez réussir un mini-jeu au stylet, dont la difficulté augmentera au cours du jeu. Ces mini-jeux (écraser des cafards, tracer des figures sans toucher des lasers en un temps limité...) sont bien sympathiques, mais très lassants et limités, et ce d'autant plus que l'on doit forcer certains types de coffres pour avancer dans l'aventure, ce qui peut se révéler très stressant si on bloque sur un mini-jeu en particulier. Néanmoins, soulignons l'effort des développeurs de varier encore le jeu, effort louable mais au final handicapant.


Un des mini-jeux permettant d'ouvrir les coffres.


D'ailleurs, les coffres que vous trouverez pourront prendre trois couleurs : les verts contiennent des gemmes de déguisement ou une boisson augmentant votre nombre de cœurs, et vous serez donc obligés de les ouvrir. Ils ne pourront cependant être forcés qu'une seule fois au cours du jeu. Les coffres violets contiennent des objets importants pour avancer dans le niveau : carte du niveau, objets permettant d'ouvrir certaines portes... Vous serez le plus souvent obligés de les ouvrir. Les rouges sont facultatifs, et contiennent des trésors qui augmentent votre score à la fin de chaque chapitre.

En clair, le gameplay et l'organisation des niveaux de Wario : MoD diffère complètement de celui des Wario Land, mais ce n'est pas si terrible, car la maniabilité est instinctive et le jeu alterne bien les phases d'énigmes et les phases d'action plus classiques.

C'est côté durée de vie que le bât blesse sérieusement pour ce jeu. En effet, une fois les dix chapitres finis, ce qui n'est pas spécialement difficile (parfois long quand on a du mal sur une énigme en particulier), on débloque cinq malheureux niveaux bonus qui ne sont en réalité... qu'une course contre la montre pour trouver des trésors dans les niveaux déjà visités au cours de l'aventure. Certes, ces stages bonus sont plus durs à compléter que les stages classiques car vous devrez compter avec le timer qui est parfois bien vicieux, ce qui vous oblige à bien connaître les moindres passages de chaque niveau, mais ils ne sont pas insurmontables, et une fois ces chapitres bonus finis... eh bien vous n'avez plus qu'à vous lancer dans la quête de tous les trésors du jeu, ce qui est plus fastidieux que complexe. En clair, Wario : MoD n'a pas une durée de vie exceptionnelle, ce qui est bien dommage quand on pense au potentiel du jeu. Néanmoins, les dix niveaux sont des univers originaux, sympathiques et bien exploités : paquebot de luxe, musée, intérieur d'un volcan (oui oui, vous vous baladerez dans la lave...), laboratoire, etc. Et vous pourrez éventuellement prendre du plaisir à les visiter de fond en comble et à découvrir de nouveaux passages, à tenter de les compléter le plus vite possible... Ou même simplement d'admirer leurs thèmes graphiques et musicaux.

Car, en effet, les graphismes sont une excellente surprise. Aucune capture d'écran ne pourra vous en convaincre, car il faut le vivre : les décors sont originaux, jolis, et tous animés. Ainsi dans le laboratoire, vous pourrez voir, en arrière-plan, de nombreux voyants qui clignoteront de façon différente, et ainsi de suite pour chaque niveau. Cela leur donne une identité graphique vraiment très intéressante, et que l'on peut trouver splendide, bien que ça ne saute pas aux yeux. Cette beauté discrète se retrouve dans les sprites, qui sont tous superbes, dans les animations très fluides, dans les designs très bien trouvés... Petit détail amusant : chaque fois que vous tuez un ennemi, un animal (rat, crapaud...) s'enfuit de l'écran en courant. C'est ridicule, mais ça fait toujours autant rire quand on refait le jeu pour la n-ième fois.


Les graphismes sont très soignés, bien qu'ils ne soient pas fastueux...


Côté musiques... Eh bien le bilan est mitigé. En effet, certains thèmes sont tout simplement superbes, le thème du chapitre 10 ou les thèmes des combats contre les boss, mais d'autres sont très facilement oubliables (comme le thème du chapitre 4). Petit détail amusant : chaque personnage secondaire possède son propre thème, qui est joué lors des dialogues où il apparaît. Les bruitages du jeu sont, quant à eux, très sympathiques.


Le thème du chapitre 10, magnifique !


CritèreNoteCommentaire
Principe8/10On accroche ou on n'accroche pas... J'ai personnellement aimé le scénario absurde et son évolution originale, ainsi que l'organisation du jeu, qui est assez originale pour un Wario, mais très accrocheuse.
Graphismes10/10Oui je sais c'est beaucoup, mais le jeu claque graphiquement sur des détails qu'on ne remarque que quand on s'attarde dessus, et ça c'est la classe. Animations fluides, sprites sympas, décors superbes et ayant une véritable identité, petits détails qui tuent... Que demander de plus ?
Maniabilité9/10Efficace, instinctive, bien pensée, simple... Juste quelques problèmes pour reconnaître cercles et carrés, mais on s'y fait assez vite avec un peu de pratique.
Bande Son7.5/10Certains thèmes splendides, d'autres oubliables. Les bruitages sont sympathiques. Pas une bande-son parfaite, mais elle reste agréable à écouter.
Durée de vie6/10Le gros point faible du jeu : les dix chapitres du jeu se finissent trop vite, on en voudrait plus, et les stages bonus ne nous retiennent pas longtemps. La collecte de tous les trésors pourra vous occuper quelques heures de plus, mais guère plus...
Note Finale18.5/20Wario : Master of Disguise est un excellent jeu, auquel on revient souvent pour le plaisir de se refaire les chapitres et de revivre le scénario absurde et déjanté. Le jeu est très différent de ses illustres ancêtres les Wario Land, mais cela lui donne une certaine originalité. Un jeu à tenter, non pas absolument, mais pour le plaisir !
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Ouais, les prophéties, c'est que du flan ! Une baffe dans ta tronche, y'a que ça de vrai !
Bowser, Super Paper Mario